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Tag - Matériaux sains

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vendredi 8 janvier 2010

L'urbaine zen

Voici une maison en bois à la fois saine, bioclimatique, écologique et économique. Sa performance énergétique en fait une maison très basse consommation quasi passive. Sa conception met l’accent sur l’isolation et une utilisation optimisée des capteurs solaires thermiques, laquelle permet de couvrir 100 % des besoins en chauffage et 90% des besoins en eau chaude sanitaire.

Les façades sud et ouest, les capteurs solaires thermiques en façade pour optimiser la capture hivernale

La terrasse ouest avec 2 portes-fenêtres protégées des ardeurs du soleil d’été Le salon de 45 m2 avec 4,15 m sous la panne faîtière La salle de bain en bois avec un ventilo-convecteur solaire, un mur chauffant (stuc vert), une baignoire balnéo La salle de bain dans le miroir, de 2 vasques sur plateau de robinier, le plancher en robinier faux acacia posé en joint pont de bateau Le plan de travail de la cuisine



Un petit mot sur les propriétaires, qui vendent cette maison pour cause de mutation professionnelle : tous deux font partie des fondateurs de l’écosite de La Borie, madame est formatrice-conseillère en agroécologie et monsieur dirige une entreprise d’éco-construction.

Sur 1500 m2 de terrain clos et arboré, cette maison de 2007 offre 143 m2 habitables avec 5 chambres, dont 2 en annexes dans le jardin, et profite d’une terrasse de 80 m2. Grâce à la très haute performance de son isolation, elle ne craint ni le chaud ni le froid. Elle est orientée plein sud pour profiter des apports solaires et son dos au nord lui permet de se protéger du mistral.

L’environnement

Située dans le Vaucluse, à une dizaine de kilomètres d’Avignon, cette maison se trouve en ville, dans un lotissement calme en bordure d’un ruisseau. Les écoles et tous les commerces sont à quelques minutes. La gare TGV est à 15 minutes.

On profite d'une vue sur le mont Ventoux depuis la fenêtre de la cuisine.

La ville bénéficie d’espaces préservés faisant partie du réseau Natura 2000, réseau européen de sites écologiques ayant pour double objectif la préservation de la diversité biologique et la valorisation du patrimoine naturel de nos territoires.
Une annexe de la crèche municipale répond aux normes HQE.

Une AMAP est présente dans les environs ainsi qu’un magasin bio. On trouve un marchand de légumes bio sur l’important marché de la ville du dimanche matin.

Les qualités écologiques et sanitaires

Cette maison a été voulue la plus écologique possible. L’un des objectifs était de chauffer sans combustion. La construction tout en bois, l'absence de pont thermique, ainsi que la qualité de l’isolation (performance du matériau et quantité) des sols, murs et plafonds limitent les besoins en chauffage (le solaire suffit !) et annulent le besoin en rafraîchissement (pas besoin de climatisation !).

Les matériaux

Tous les matériaux utilisés pour la conception de cette maison sont naturels et perspirants.

Les murs sont à ossature bois selon une technique dite « à plate-forme porteuse » qui intègre totalement la déconstruction et le recyclage. Ce choix permet d'utiliser des matériaux peu manufacturés, non caloporteurs, perspirants, rapidement mis en œuvre, renouvelables et recyclables. De plus, cette technique d'ossature bois apporte une très bonne étanchéité au vent et à la pluie tout en garantissant une bonne perméabilité à la vapeur d'eau, base d'une maison saine.

Le contreventement de l'ossature bois est fait avec de la volige posée à 45° plutôt qu'avec de panneaux industriels contenant du formaldéhyde et peu ouverts aux échanges gazeux.

Les bois utilisés sont du pin, de l’épicéa, du robinier, du frêne et du douglas. Le bardage et la terrasse sont en douglas, essence locale imputrescible de classe 3. Les menuiseries extérieures sont en pin abouté.

Les bois ne sont pas traités : ceux de la structure sont protégés par le sel de bore ajouté à l’ouate de cellulose, les bois extérieurs (bardage et terrasse) sont naturellement résistant aux intempéries.

Il a été fait une utilisation minimum de panneaux agglomérés, lesquels sont soit sans colle soit avec des colles sans émanation de C.O.V.

Les peintures (à base de chaux), les vernis et les revêtements sont tous naturels.

Le principe constructif en bois et ouate de cellulose apporte trop peu d'inertie, or celle-ci est importante en terme de confort car elle permet la régulation des pics de températures. Elle est apportée ici par :

  • des murs cloisons en béton de chaux (10 tonnes),
  • une dalle en chaux et pouzzolane entre le solivage du sol et le carrelage (10 tonnes),
  • du carrelage en terre cuite.

Le sol est construit sur un solivage en bois en lieu et place de la dalle en béton classique, pour une meilleure isolation et un meilleur confort (effet de sol naturellement chaud).

Dans les 3 chambres, on trouve au sol un plancher traditionnel en frêne olivier ciré.

Dans le séjour, le carrelage de terre cuite posée à l'ancienne, à la chaux sur une chappe maigre, est ciré à la cire végétale. Il est perspirant comme le reste; bien qu'apportant de l'inertie, il n'est jamais froid et il est très agréable de marcher pied nu sur la terre cuite.

Dans la salle de bain, le plancher en robinier faux acacia (bois français de classe 4) est posé en joint pont de bateau, donc complètement étanche à l'eau.

Les parois internes sont soit en Fermacell (gypse et ouate de cellulose) peint à la chaux soit en chablis d'épicéa brossé (confort acoustique).

L'isolation

Elle est en ouate de cellulose : 20 cm dans le solivage du plancher (épandage à l’air libre) et dans les murs (projeté humide) et 28 cm dans les caissons sous toiture (insufflation sous pression). Elle est fabriquée à partir de journaux recyclés. Elle est très performante en tant qu'isolant thermique (hiver et été) et phonique; on n’entend d’ailleurs plus le mistral ce qui surprend les gens de la région. L’ouate de cellulose est protégée par du sel de bore, répulsif pour les rongeurs et pour les insectes et antifongique.

La différence de température entre sol et plafond est négligeable. La sensation de parois froides est supprimée grâce au lambris et aux murs chauffants.

Les menuiseries extérieures sont à double joint et équipées de double vitrage 4/16/4 avec gaz rare et verre faiblement émissif.

Le garage est situé sur la façade nord et joue le rôle de zone tampon.

Le chauffage et l’eau chaude sanitaire

12 m² de capteurs solaires thermiques sont intégrés en façade sud. Leur position verticale permet d’optimiser la capture hivernale. Ils sont utilisés pour :

  • fournir l’eau chaude sanitaire (ECS),
  • alimenter en eau chaude les appareils électroménagers très énergivores que sont le lave-linge et le lave-vaisselle,
  • alimenter un réseau de tuyaux placés dans les murs intérieurs (murs chauffants),
  • alimenter un ballon thermorégulateur de 1000 litres d’eau pour stocker les apports solaires et les redistribuer dans les murs chauffants quand il n’y a plus de soleil. Ce ballon permet d’assurer une autonomie de 3 à 4 jours sans soleil à laquelle on peut ajouter environ 2 jours grâce à l’inertie des murs en béton de chaux, ce qui s’adapte bien à l’ensoleillement habituel de la région.

Ce système solaire combinant chauffage par les murs et ECS est un peu similaire à celui installé dans "le relais de poste".

Un système d’appoint tel que du chauffage au bois vient souvent en complément de ce type d’installation, ce qui n’a pas été nécessaire ici.

La salle de bain, tournée à l'est, est en bois et n’a aucune paroi froide. Elle est tempérée par un mur chauffant (derrière le stuc vert, cf. la photo) et chauffée à la demande par un ventilo-convecteur qui utilise le liquide caloporteur chauffé par les capteurs (température voisine de 60°C) et expulse la chaleur. Il faut moins longtemps pour chauffer la pièce que pour remplir la baignoire !

L’eau

Un stockage enterré de 10 000 litres avec station de pressurisation, ballon et filtre permet de récupérer les eaux de pluie des 200 m² de toiture afin d’alimenter les toilettes, le lave-linge et permettre l’arrosage du jardin.

L’électricité

Chaque chambre est équipée d'un biorupteur (interrupteur automatique de champs, IAC) qui abaisse la tension électrique à 12 volts dès que le réseau n'est plus sollicité, ce qui limite l’émission de pollution électromagnétique durant le sommeil.

Le coût de fonctionnement

Ceux-ci sont réduits à minima grâce à une très faible consommation.

La qualité de l'isolation thermique est située bien au-delà des références de la réglementation actuelle (RT 2005) et du projet de RT 2012. Sa performance énergétique la rend conforme aux critères du label BBC-Effinergie et proche des exigences de la norme de maison passive Passivhaus; c’est une maison quasi passive qui consomme moins de 20 kWhEp/m2/an.

L’autonomie énergétique est maximale grâce à l’utilisation optimisée des capteurs solaires thermiques.
Bilan : couverture de plus de 90 % des besoins en ECS et 100% en chauffage.

Les consommations électriques sont minimales : les postes gros consommateurs d'énergie électrique que sont le chauffage et l’ECS sont minimes, les consommations cachées des lave-linge et lave-vaisselle très énergivores sont nettement diminuées grâce à leur alimentation directe en eau chaude d'origine solaire.
Bilan : diminution de 80% de la consommation du lave-linge et de 40 % de celle du lave-vaisselle.

La suppression du chauffage électrique d'appoint de la salle de bain (systèmes électriques soufflants ou sèche-serviettes) et le remplacement par un système asservi (ventilo-convecteur) en prise directe sur le ballon solaire permet d’assurer un confort identique et représente une dépense énergétique 50 fois moindre.
Bilan : suppression totale d'un système très gros consommateur d'électricité (1 500 à 2 000 Wh) et remplacement par un système très économe (30 à 50 Wh pour un circulateur), soit environ 50 fois moins.

Des économies supplémentaires sont liées à la récupération de 50 m3 d'eau pour les usages non alimentaires.

Résultat : l’analyse des coûts énergétiques d'une maison conventionnelle comparés à ceux de cette maison très économe en énergie, pour 120 m2, pour 2 adultes et 2 enfants, en vallée du Rhône, fait apparaître une différence annuelle de 2000 €.

Un jardin biodiversifié

Là encore l'écologie, notamment le principe de biodiversité, a prévalu à la mise en place du jardin.

Plus de 200 espèces d'arbres, arbrisseaux et plantes pérennes ont été plantés. On y trouve :

  • des arbres fruitiers : pêchers, abricotier, noyer, grenadier, plaqueminier, olivier, noisetiers, figuier,...
  • des arbres "sauvages" : saules, sureau, peuplier, marronnier, laurier sauce, aubépine,...
  • des arbres et arbrisseaux d'ornement : palmier, pommiers du japon, forsythias, lauriers fleur, rosiers, chitalpa, mimosa, cyprès, saules pleureurs, vigne vierge sur la clôture, passiflore sur la pergola de la terrasse est,...
  • des simples : thym, sauge, menthe, ortie, ciboulette, hysope,...

Le jardin potager bio n'a pas un espace réservé, mais les légumes et les fleurs annuelles sont cultivés par placettes en fonction de l'exposition et des associations.

A noter aussi

Une étude géobiologique a été réalisée.

La disposition et l'orientation des pièces et des ouvertures tiennent compte des principes du Feng Shui.

Les nombreuses ouvertures, excepté sur la façade nord, procurent beaucoup de luminosité.

La maison possède un grand salon de 45 m2. Il a accès à la terrasse sud par 2 portes-fenêtres protégées du soleil d'été par une pergola qui laisse passer les rayons solaires d’hiver. Le fait d'être sous rampant et non sous plafond lui donne un volume très agréable (4,15 m sous la panne faîtière) qui n’engendre aucun surcoût de chauffage; en effet, la maison étant très bien isolée, il n'y a aucune convection.

Les trois chambres de la maison, par une porte-fenêtre chacune, donnent sur la terrasse ouest qui est protégée des ardeurs du soleil d’été par une avancée de toiture.

La salle de bain est équipée d'une baignoire balnéo et de 2 vasques sur plateau de robinier.

Un très grand garage, isolé, de 43 m2 peut éventuellement être aménagé pour en faire une pièce supplémentaire.

La pente des toits des annexes du jardin est idéale pour y intégrer des panneaux solaires photovoltaïques.

Son prix est de 455 000 €.

"L’urbaine zen" m'intéresse

Crédit photos : les propriétaires.

samedi 12 septembre 2009

La bergerie

Voici une maison qui conviendra parfaitement aux amoureux de la nature, de l’air pur (extérieur et intérieur !), des panoramas de montagnes et assurément du calme puisqu’il s’agit d’une ancienne bergerie, construite avant la révolution, isolée à 1100 m d’altitude. A la fois autonome en eau, en électricité et en chauffage, cette maison a de plus été restaurée entièrement écologiquement. Elle est habitée à l’année.

Le potager, la maison, les montagnes

La façade en hiver Une chambre et son piano Une chambre avec bureau et poêle à bois Une chambre et son poêle

La cuisine Une grande chambre La pièce de vie Mur et toit

La vue par une fenêtre La façade La piste ONF qui mène à la maison L'arrière de la maison au printemps

La façade arrière au printemps Les panneaux solaires photovoltaïques Une fenêtre fleurie Le potager bio

L'arrière de la maison en hiver Vue de côté l'hiver La vue panoramique sur le massif du Mercantour La vue en hiver

La vue panoramique sur les montagnes Les montagnes Vue sur les montagnes La pièce de vie depuis l'escalier

Elle offre 240 m2 habitables dont 120 rénovés, avec 5,6 hectares de prairies et pâturages. Elle bénéficie d’une vue panoramique sur le massif du Mercantour, jusqu’aux cimes enneigées des Alpes Italiennes.

L’environnement

Cette maison des Alpes-Maritimes, en bordure des Alpes de Haute Provence, se trouve au bout d’une piste (piste de statut communal, puis ONF et privée).

La bergerie est construite sur un adret, dans des prairies entourées de bois, au pied d'une barre rocheuse qui protège le site.

Le premier village se trouve au départ de la piste. Une école primaire et une épicerie se trouvent à 15 minutes. Les autres écoles et les premiers commerces sont à une trentaine de kilomètres. Depuis le village, un bus (trajet à 1 €) et un ramassage scolaire permettent de s’y rendre. Depuis cette ville, on peut ensuite rejoindre Nice, soit en train sur une ligne pittoresque, soit en bus.

Nice est à 90 km, Grasse à 80 km.

Des lacs se trouvent à une quinzaine de kilomètres.

Un projet de parc naturel régional est en cours d’étude.

Une AMAP, un chevrier bio, une miellerie bio et une pépinière bio se trouvent dans les environs.

L’agriculture bio-dynamique est pratiquée dans la région.

Les qualités écologiques

Cette maison se distingue non seulement par son autonomie totale mais aussi par les matériaux sains employés lors de sa réhabilitation.

La maison n’est reliée à aucun réseau. L’eau provient d’une source et d’un forage qui est venu compléter l’approvisionnement suite à la canicule de 2003.

L’électricité est fournie par des panneaux solaires photovoltaïques installés à proximité de la bâtisse (concession EDF de 3,5 kW).

Trois poêles à bois permettent de chauffer les pièces. Un bois à proximité de la maison permet d’assurer l’autonomie en chauffage.

Une partie des déchets est compostée sur place.

Cette bergerie a été construite avec des matériaux locaux et naturels : pierre, chaux et bois. Grâce au choix des matériaux employés, principalement de la chaux, la rénovation n’a pas altéré l’équilibre hygroscopique. L’isolation est en chaux-chanvre, les finitions ont été réalisées en badigeons de chaux, la chape est en sable et le sol, en terre cuite ou en parquet. Les murs de 250 ans sont sains.

La charpente du toit est en mélèze et en pin. Son bois est non traité et a reçu un vernis à l’huile de lin.

Le terrain accueille un potager bio de 200 m2 et un verger bio de 100 m2 pouvant être largement agrandi.

L’exposition est sud-est.

A savoir aussi

La maison est composée de 3 pièces. La cave est voûtée. Une grange attenante de 50 m2 sur 6 m de haut est à rénover.

Les communications téléphoniques sont possibles avec un portable.
Il est possible de bénéficier d’une connexion Internet haut débit par satellite pour un prix raisonnable.

Un sentier de grandes randonnées (GR 4) est à 500 m.
Cette maison possède un bon potentiel pour en faire un gîte.

Son prix est de 425 000 €

"La bergerie" m'intéresse

Crédit photos : les propriétaires.

mercredi 5 août 2009

Le relais de poste

Voici une maison de village de 1764 qui se trouve dans une bastide médiévale du XIIIème siècle nichée dans une vallée. C’est un ancien relais de poste : les chevaux se trouvaient au rez-de-chaussée, les gens mangeaient à l’étage puis allaient dormir sous les toits. Cette bâtisse qui était en ruine a été sauvegardée grâce au travail d’un couple qui l’a restaurée écologiquement pendant 10 ans. Monsieur est un artisan charpentier allemand qui travaille écologiquement depuis 20 ans.

La façade

Les portes d'entrée Les ouvertures Le centre du village La cheminée avec foyer ouvert

La porte en vitrail La porte en vitrail depuis l'intérieur Le chauffage mural avec enduit La charpente de 250 ans La voûte

Cette maison de 14 mètres de long sur 7 de large, offre de superbes volumes : des pièces d’environ 40 m2 avec une hauteur de plafond de 3 à 4 mètres. Une fois la restauration complètement terminée, la surface pourrait avoisiner les 350 m2. Chose assez rare dans ce village, elle bénéficie d’un jardin de 80 m2.

Le village, de caractère, se distingue notamment par ses maisons en grès rouge (région du Rougier). Il se trouve en Aveyron, près de Rodez et de Conques et à environ 60 km du parc national des Cévennes. Cette commune très calme est à proximité d’un ruisseau et d’une forêt. On y trouve une école maternelle et primaire et quelques commerces. Un service de bus permet de se rendre à Rodez.

"La communauté écologique" est assez importante dans la région. Le propriétaire est d’ailleurs adhérent d’une association locale (Canopée) très active dans l’éco-habitat.

En dehors des économies d’énergie dont elle bénéficie, cette maison se distingue par le choix de matériaux sains ou écologiques : enduits en terre (le propriétaire s’y intéresse depuis longtemps et enseigne occasionnellement son utilisation), briques de terre, terre allégée (copeaux de bois liés à l'argile), chaux-chanvre, bois massif, panneaux de bois OSB.
Des plafonds sont en châtaignier, une tour est en chêne. A l’intérieur, toutes les pierres apparentes ont été dégagées et, sur une petite partie, les joints ont été refaits, avec un mélange de sable provenant de rivières locales et de chaux.

L’eau d’un ballon tampon de 2250 litres peut être chauffée, soit grâce à 21 m2 de capteurs solaires thermiques, soit via une chaudière à bois de 35 kW, soit à partir des deux à la fois. Il alimente d’une part, un ballon d’eau chaude de 150 litres et d’autre part, la tuyauterie du chauffage mural (cf. la photo).
Ce ballon tampon permet 3 jours d’indépendance sans ensoleillement. Ensuite, le chauffage mural est encore efficace pour quelques temps mais ce n’est pas le cas de l’eau chaude sanitaire.
Le ballon d’eau chaude s’alimente d’abord à partir du ballon tampon, puis il peut être chauffé soit via un couplage à la chaudière à bois, soit électriquement pour les jours d’été sans soleil.

Il est possible d'installer une citerne de 10000 litres pour la récupération des eaux pluviales.

La façade côté rue est orientée ouest.

La charpente, entièrement restaurée, est magnifique (cf. la photo) et date de 250 ans. La hauteur de faîtage est de 13 mètres. D’autres attraits comme une tour, une voûte, une grande cheminée à foyer ouvert en font une maison de caractère avec un fort potentiel.

Le bâtiment peut facilement être séparé pour offrir d’une part, une grande habitation comprenant le jardin, et d’autre part, une possibilité d’un appartement en duplex ou d’un magasin.

Aujourd’hui, seule une petite partie de la maison est habitable et d’importants travaux restent encore à faire. Le propriétaire a assuré lui-même la conception de cette restauration et dessiné tous les plans. Si les acquéreurs le souhaitent, il se propose de terminer les travaux pour eux dès lors que les grandes lignes de la conception de départ soient suivies ainsi que, évidemment, le travail soit poursuivi de manière écologique. A noter qu’une partie des matériaux est déjà sur place.

Son prix dans l’état actuel est de 95 000 euros, les matériaux sur place sont en sus si les acquéreurs sont intéressés.

"Le relais de poste" m'intéresse

Crédit photos : les propriétaires.

jeudi 23 juillet 2009

Longère "éco-restaurée"

Voici une belle maison en pierre rénovée écologiquement et aménagée avec goût. Nous l’appellerons "la maison des lutins" (il y en a plein dans le jardin).

Malgré l’amour investi pendant 5 ans dans la rénovation de cette maison, les propriétaires souhaitent s’en séparer, notamment pour le projet d'une maison passive auto-construite, dont le coût permettrait au plus grand nombre d'avoir une maison saine, avec peu d' "intrants" énergétiques et donc un minimum de pollution post-construction, le but étant de viser l'autonomie totale.

Pièce à vivre - Vue depuis la cuisine vers la chambre parents

Vue d'ensemble de la longère La façade Vue ouest dégagée sur la campagne depuis l'étage La cuisinière bouilleur à bois, la pièce à vivre

Pièce à vivre face sud Cuisine américaine aménagée Pièce à vivre face nord La pièce à vivre

Plafond de la chambre-salon La salle de bain Cuisinière bouilleur à bois dans la pièce à vivre Une vue sur la pièce à vivre Un coin de la pièce à vivre

Offrant une belle vue dégagée sur la campagne, cette longère de 25 mètres par 7, d’environ 100 m2 habitables avec un terrain de 720 m2, a été rénovée en grande partie avec des matériaux écologiques.

Elle se situe à seulement quelques kilomètres de Châteaubriant (sous-préfecture et tous commerces), en Loire-Atlantique. Rennes est à 50 minutes, Nantes à 1 heure et Angers à 1h15. Une école primaire et un petit commerce avec un dépôt de pain se trouvent dans le village. Un ramassage scolaire est assuré pour Châteaubriant et des transports en car permettent également de s’y rendre, ainsi qu’à Rennes.

Le site est très calme, en bout de hameau.

Il existe une voie verte de 12 km de Châteaubriant à Rougé. Une grande forêt et son étang se trouvent à quelques kilomètres seulement.

Le choix de matériaux sains et les économies d’énergie et d’eau font partie des points forts de la rénovation.

Le chauffage de la maison est assuré par une cuisinière bouilleur à bois. Un ballon d’eau chaude fonctionne pour le moment avec une chaudière au fioul mais il peut être couplé à la cuisinière bouilleur.

De la laine de verre a parfois été utilisée mais le reste de l’isolation est basée sur des enduits chaux-chanvre, de la laine de mouton, du Batiplum. L’épaisseur entre le plafond du rez-de-chaussée et le plancher de l’étage avoisine les 40 cm. Les fenêtres double vitrage sont en bois ou en bois-aluminium au sud.

L’exposition est plein ouest.

Les volets sont en bois. Les lasures sont écologiques. La toiture est neuve et en ardoises naturelles.

Deux citernes enterrées de récupération d'eau de pluie de 3000 litres chacune alimentent 3 points d’eau (dans le garage, dans le jardin et sur la pelouse) et pourront alimenter prochainement les WC qui sont aujourd’hui des toilettes sèches.

Une protection visant l’équilibre géobiologique a été mise en place au niveau du transformateur électrique qui dessert le village.

Un maraîcher bio est à moins de 3 km. A la rentrée prochaine, le bio va rentrer dans les assiettes des cantines scolaires de Châteaubriant, mais hélas encore trop timidement, très ponctuellement. On trouve à Châteaubriant plusieurs magasins et instituts de beauté/coiffeurs bio.

Le télétravail via Internet est possible (haut débit).

On trouve au rez-de-chaussée : un sas d'entrée de 9 m2 avec WC, buanderie, chaufferie et accès au garage (24 m2), une très belle pièce de vie de 38 m2 avec une cuisine américaine aménagée, une salle de bain de 6 m2 (possibilité de rajouter une douche) avec un double vasque, une 1ère chambre de 17 m2, une seconde de 15 m2 avec un grand placard, un couloir de 4 mètres de long avec placard. Une aspiration centralisée a été installée, avec un ramasse-miettes à côté de la cuisinière à bois. Il y a une VMC.

A l’étage : 2 x 38 m2 de surface au sol peuvent accueillir 3 chambres et une petite salle de bain. S’y trouve le local technique de la cheminée.

Au-dessus de l'entrée : une pièce de 30 m2 environ avec un accès à un espace de 20 m2 environ se trouvant au-dessus du garage.

La maison se trouve sur un terrain clos de 350 m2. De l'autre côté d'un chemin de terre, se trouve un autre terrain clos de 370 m2 avec des poiriers, des pêchers, une haie très fournie (prunus, noisetiers,...) et une cabane (cadastrée) de 30m2. Il y a du compost sur place.

Des travaux restent à faire et certains sont en cours. L’étage reste à être aménagé. Les propriétaires souhaitent idéalement trouver des acquéreurs qui termineront la rénovation dans le même esprit écologique et y apportant le même soin.

Son prix est négociable, compris entre 160 000 et 176 000 € selon l'avancement des travaux.

"La maison des lutins" m'intéresse

Crédit photos : les propriétaires.