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Tag - Capteurs solaires thermiques

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dimanche 4 avril 2010

La tirelire solaire

Voici une maison énergétiquement très économique puisqu’en combinant une isolation performante avec l’utilisation de capteurs solaires thermiques et de panneaux solaires photovoltaïques, elle rapporte aujourd’hui de l’argent à ses propriétaires. A cela s’ajoute un système de récupération des eaux de pluie qui repose sur une réserve de 30 000 litres.

Vue de biais sur la façade nord

La façade nord L'extension et son mur banché en chanvre et chaux avec colombages apparents L'entrée de la propriété depuis la rue 24 m² de capteurs solaires thermiques permettent de chauffer l’eau d’un ballon de 1900 litres

La piscine couverte 8 x 4 m 34 m² de panneaux solaires photovoltaïques sont installés sur la structure métallique qui abrite la piscine Le jardin en automne Le terrain accueille un potager bio de 200 m² et de nombreux arbres fruitiers : poirier, pommier, prunier, noyer et actinidia )

Un actinidia Le hangar de 150 m² jouxtant la propriété possède une grande cour de 300 m² avec un accès indépendant depuis la rue Le séjour/salon avec cheminée Le salon

La cuisine Un grand bureau professionnel de 58 m² L'extension et le jardin L'entrée de la propriété

Les propriétaires quittent cette maison pour partir en Vendée où ils font construire une maison solaire passive à ossature bois.

Sur plus de 1400 m² de terrain clos et arboré, cette propriété au calme offre 120 m² habitables avec 10 pièces, dont un grand bureau professionnel de 58 m², une piscine de 8 x 4 m et un hangar voisin de 150 m².

L’environnement

Située dans le Maine-et-Loire (49), à la périphérie d’Angers, cette maison se trouve dans un village sur les bords du Loir qui présente de nombreux atouts : musée-château du XIIème siècle, espace de baignade et plage de 900 m² de sable fin sur le bord de la rivière, point de départ d’agréables sentiers de randonnée vers les basses vallées angevines (belle région naturelle humide, intégrée au réseau Natura 2000 et classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique).

La municipalité actuelle semble assez axée sur le développement durable.

Non loin du centre bourg, une ferme biologique vend en direct des fruits, des légumes et de la viande bovine.

Quelques commerces et des écoles maternelle et primaire se trouvent dans le village. Des bus scolaires permettent de se rendre au collège et au lycée. On peut par ailleurs rejoindre Angers en bus.

Les qualités écologiques

Le chauffage et l’eau chaude sanitaire

L’eau d’un ballon de 900 litres est chauffée grâce à 24 m² de capteurs solaires thermiques avec un éventuel appoint provenant d’une chaudière à condensation à gaz. Ce ballon fournit l’eau chaude sanitaire et alimente un plancher chauffant au rez-de-chaussée et des radiateurs basse température (système solaire combiné). En saison chaude, la piscine permet d’évacuer la chaleur accumulée par la grande surface de capteurs.
Une cheminée, anciennement couplée au ballon d’eau chaude, peut permettre de fournir un appoint de chauffage supplémentaire.

L’électricité

34 m² de panneaux solaires photovoltaïques sont installés sur la structure métallique qui abrite la piscine. Il s’agit d’une concession EDF de 4 kW démarrée en 2007.
Selon le nombre d’occupants de la maison, la production annuelle d’électricité peut dépasser la consommation d’électricité de la maison. Aujourd’hui, avec 2 occupants, le montant du prix de revente de cette électricité à EDF dépasse celui du coût cumulé de la consommation d’électricité et de gaz : la maison n’engendre alors aucun coût énergétique, elle permet même à leurs propriétaires de gagner de l’argent !

L’eau

Un stockage enterré de 30 000 litres permet de récupérer les eaux de pluie des 150 m² de toiture du hangar voisin afin d’alimenter les toilettes, le lave-linge, la piscine et permettre l’arrosage du jardin.

Les matériaux et l’isolation

La maison n’est pas entièrement construite avec des matériaux sains mais elle a malgré tout quelques points intéressants.

C’est une construction dont la partie principale a été construite en 1980 avec une isolation par l’extérieur (limitation des ponts thermiques) et un bardage en bois qui a été enduit. Il pourrait être doublement intéressant de remplacer les panneaux de bois fixés sur l'ossature verticale par un lambris : il serait ainsi possible d’ajouter un isolant entre les chevrons, voire de remplacer l’isolant traditionnel actuel (entre les chevrons et les murs) et l’aspect extérieur serait valorisé.

Les combles aménagés sont isolés avec 20 cm d’isolant traditionnel le long de la toiture et 10 cm de laine de chanvre sur la partie horizontale.

La maison a été agrandie en 2001 pour intégrer 58 m² de bureaux. L’extension comprend :

  • un mur banché en chanvre et chaux avec colombages apparents,
  • un mur à ossature bois isolé traditionnellement avec un bardage en sapin,
  • un murs isolé traditionnellement, avec un enduit chanvre à l’intérieur et un enduit à la chaux à l’extérieur,

Le bureau est isolé des combles grâce à 20 cm de chènevotte, bon isolant thermique mais aussi phonique.

L’isolation des combles de l’extension est également assurée par 20 cm de chènevotte, auxquels s’ajoute 10 cm de laine de chanvre sur la partie horizontale. Les murs sont imprégnés d’un lait de chaux.

Le jardin

Le terrain accueille un potager bio de 200 m² et de nombreux arbres fruitiers : cognassier, poirier, pommiers, pruniers, noyer, groseillers et actinidia (cf. les kiwis sur une photo).

A noter aussi

Cela reste à confirmer mais cette maison semble atteindre les objectifs des bâtiments basse consommation énergétique fixés par le label BBC-effinergie (50 kWhEp/m²/an maximum).

La maison est orientée au sud.

On trouve au rez-de-chaussée : un grand séjour/salon avec cheminée, 2 chambres, une salle de bain, W.C., le tout communiquant avec un grand bureau professionnel avec un petit local technique et des W.C.;
à l’étage : 3 chambres et une salle de bain au niveau de l’habitation principale, 2 chambres et 1 petit bureau au niveau de l’extension.

Il existe un sous-sol total avec buanderie, atelier et garage.

Le hangar de 150 m² jouxtant la propriété possède une grande cour de 300 m² avec un accès indépendant depuis la rue.
Ce bien possède un bon potentiel pour l’installation d’un professionnel (artisan, brocanteur, …).

Cette maison ne sera libre qu’à partir du mois de septembre 2010.

La valeur de la maison sur le terrain de 1472 m², hors la partie hangar, est estimée à 420 000 €.

"La tirelire solaire" m'intéresse

Crédit photos : les propriétaires.

vendredi 8 janvier 2010

L'urbaine zen

Voici une maison en bois à la fois saine, bioclimatique, écologique et économique. Sa performance énergétique en fait une maison très basse consommation quasi passive. Sa conception met l’accent sur l’isolation et une utilisation optimisée des capteurs solaires thermiques, laquelle permet de couvrir 100 % des besoins en chauffage et 90% des besoins en eau chaude sanitaire.

Les façades sud et ouest, les capteurs solaires thermiques en façade pour optimiser la capture hivernale

La terrasse ouest avec 2 portes-fenêtres protégées des ardeurs du soleil d’été Le salon de 45 m² avec 4,15 m sous la panne faîtière La salle de bain en bois avec un ventilo-convecteur solaire, un mur chauffant (stuc vert), une baignoire balnéo La salle de bain dans le miroir, de 2 vasques sur plateau de robinier, le plancher en robinier faux acacia posé en joint pont de bateau Le plan de travail de la cuisine



Un petit mot sur les propriétaires, qui vendent cette maison pour cause de mutation professionnelle : tous deux font partie des fondateurs d'un éco-site, madame est formatrice-conseillère en agroécologie et monsieur dirige une entreprise d’éco-construction.

Sur 1500 m² de terrain clos et arboré, cette maison de 2007 offre 143 m² habitables avec 5 chambres, dont 2 en annexes dans le jardin, et profite d’une terrasse de 80 m². Grâce à la très haute performance de son isolation, elle ne craint ni le chaud ni le froid. Elle est orientée plein sud pour profiter des apports solaires et son dos au nord lui permet de se protéger du mistral.

L’environnement

Située dans le Vaucluse, à une dizaine de kilomètres d’Avignon, cette maison se trouve en ville, dans un lotissement calme en bordure d’un ruisseau. Les écoles et tous les commerces sont à quelques minutes. La gare TGV est à 15 minutes.

On profite d'une vue sur le mont Ventoux depuis la fenêtre de la cuisine.

La ville bénéficie d’espaces préservés faisant partie du réseau Natura 2000, réseau européen de sites écologiques ayant pour double objectif la préservation de la diversité biologique et la valorisation du patrimoine naturel de nos territoires.
Une annexe de la crèche municipale répond aux normes HQE.

Une AMAP est présente dans les environs ainsi qu’un magasin bio. On trouve un marchand de légumes bio sur l’important marché de la ville du dimanche matin.

Les qualités écologiques et sanitaires

Cette maison a été voulue la plus écologique possible. L’un des objectifs était de chauffer sans combustion. La construction tout en bois, l'absence de pont thermique, ainsi que la qualité de l’isolation (performance du matériau et quantité) des sols, murs et plafonds limitent les besoins en chauffage (le solaire suffit !) et annulent le besoin en rafraîchissement (pas besoin de climatisation !).

Les matériaux

Tous les matériaux utilisés pour la conception de cette maison sont naturels et perspirants.

Les murs sont à ossature bois selon une technique dite « à plate-forme porteuse » qui intègre totalement la déconstruction et le recyclage. Ce choix permet d'utiliser des matériaux peu manufacturés, non caloporteurs, perspirants, rapidement mis en œuvre, renouvelables et recyclables. De plus, cette technique d'ossature bois apporte une très bonne étanchéité au vent et à la pluie tout en garantissant une bonne perméabilité à la vapeur d'eau, base d'une maison saine.

Le contreventement de l'ossature bois est fait avec de la volige posée à 45° plutôt qu'avec de panneaux industriels contenant du formaldéhyde et peu ouverts aux échanges gazeux.

Les bois utilisés sont du pin, de l’épicéa, du robinier, du frêne et du douglas. Le bardage et la terrasse sont en douglas, essence locale imputrescible de classe 3. Les menuiseries extérieures sont en pin abouté.

Les bois ne sont pas traités : ceux de la structure sont protégés par le sel de bore ajouté à l’ouate de cellulose, les bois extérieurs (bardage et terrasse) sont naturellement résistant aux intempéries.

Il a été fait une utilisation minimum de panneaux agglomérés, lesquels sont soit sans colle soit avec des colles sans émanation de C.O.V.

Les peintures (à base de chaux), les vernis et les revêtements sont tous naturels.

Le principe constructif en bois et ouate de cellulose apporte trop peu d'inertie, or celle-ci est importante en terme de confort car elle permet la régulation des pics de températures. Elle est apportée ici par :

  • des murs cloisons en béton de chaux (10 tonnes),
  • une dalle en chaux et pouzzolane entre le solivage du sol et le carrelage (10 tonnes),
  • du carrelage en terre cuite.

Le sol est construit sur un solivage en bois en lieu et place de la dalle en béton classique, pour une meilleure isolation et un meilleur confort (effet de sol naturellement chaud).

Dans les 3 chambres, on trouve au sol un plancher traditionnel en frêne olivier ciré.

Dans le séjour, le carrelage de terre cuite posée à l'ancienne, à la chaux sur une chappe maigre, est ciré à la cire végétale. Il est perspirant comme le reste; bien qu'apportant de l'inertie, il n'est jamais froid et il est très agréable de marcher pied nu sur la terre cuite.

Dans la salle de bain, le plancher en robinier faux acacia (bois français de classe 4) est posé en joint pont de bateau, donc complètement étanche à l'eau.

Les parois internes sont soit en Fermacell (gypse et ouate de cellulose) peint à la chaux soit en chablis d'épicéa brossé (confort acoustique).

L'isolation

Elle est en ouate de cellulose : 20 cm dans le solivage du plancher (épandage à l’air libre) et dans les murs (projeté humide) et 28 cm dans les caissons sous toiture (insufflation sous pression). Elle est fabriquée à partir de journaux recyclés. Elle est très performante en tant qu'isolant thermique (hiver et été) et phonique; on n’entend d’ailleurs plus le mistral ce qui surprend les gens de la région. L’ouate de cellulose est protégée par du sel de bore, répulsif pour les rongeurs et pour les insectes et antifongique.

La différence de température entre sol et plafond est négligeable. La sensation de parois froides est supprimée grâce au lambris et aux murs chauffants.

Les menuiseries extérieures sont à double joint et équipées de double vitrage 4/16/4 avec gaz rare et verre faiblement émissif.

Le garage est situé sur la façade nord et joue le rôle de zone tampon.

Le chauffage et l’eau chaude sanitaire

12 m² de capteurs solaires thermiques sont intégrés en façade sud. Leur position verticale permet d’optimiser la capture hivernale. Ils sont utilisés pour :

  • fournir l’eau chaude sanitaire (ECS),
  • alimenter en eau chaude les appareils électroménagers très énergivores que sont le lave-linge et le lave-vaisselle,
  • alimenter un réseau de tuyaux placés dans les murs intérieurs (murs chauffants),
  • alimenter un ballon thermorégulateur de 1000 litres d’eau pour stocker les apports solaires et les redistribuer dans les murs chauffants quand il n’y a plus de soleil. Ce ballon permet d’assurer une autonomie de 3 à 4 jours sans soleil à laquelle on peut ajouter environ 2 jours grâce à l’inertie des murs en béton de chaux, ce qui s’adapte bien à l’ensoleillement habituel de la région.

Ce système solaire combinant chauffage par les murs et ECS est un peu similaire à celui installé dans "le relais de poste".

Un système d’appoint tel que du chauffage au bois vient souvent en complément de ce type d’installation, ce qui n’a pas été nécessaire ici.

La salle de bain, tournée à l'est, est en bois et n’a aucune paroi froide. Elle est tempérée par un mur chauffant (derrière le stuc vert, cf. la photo) et chauffée à la demande par un ventilo-convecteur qui utilise le liquide caloporteur chauffé par les capteurs (température voisine de 60°C) et expulse la chaleur. Il faut moins longtemps pour chauffer la pièce que pour remplir la baignoire !

L’eau

Un stockage enterré de 10 000 litres avec station de pressurisation, ballon et filtre permet de récupérer les eaux de pluie des 200 m² de toiture afin d’alimenter les toilettes, le lave-linge et permettre l’arrosage du jardin.

L’électricité

Chaque chambre est équipée d'un biorupteur (interrupteur automatique de champs, IAC) qui abaisse la tension électrique à 12 volts dès que le réseau n'est plus sollicité, ce qui limite l’émission de pollution électromagnétique durant le sommeil.

Le coût de fonctionnement

Ceux-ci sont réduits à minima grâce à une très faible consommation.

La qualité de l'isolation thermique est située bien au-delà des références de la réglementation actuelle (RT 2005) et du projet de RT 2012. Sa performance énergétique la rend conforme aux critères du label BBC-effinergie et proche des exigences de la norme de maison passive Passivhaus; c’est une maison quasi passive qui consomme moins de 20 kWhEp/m².an.

L’autonomie énergétique est maximale grâce à l’utilisation optimisée des capteurs solaires thermiques.
Bilan : couverture de plus de 90 % des besoins en ECS et 100% en chauffage.

Les consommations électriques sont minimales : les postes gros consommateurs d'énergie électrique que sont le chauffage et l’ECS sont minimes, les consommations cachées des lave-linge et lave-vaisselle très énergivores sont nettement diminuées grâce à leur alimentation directe en eau chaude d'origine solaire.
Bilan : diminution de 80% de la consommation du lave-linge et de 40 % de celle du lave-vaisselle.

La suppression du chauffage électrique d'appoint de la salle de bain (systèmes électriques soufflants ou sèche-serviettes) et le remplacement par un système asservi (ventilo-convecteur) en prise directe sur le ballon solaire permet d’assurer un confort identique et représente une dépense énergétique 50 fois moindre.
Bilan : suppression totale d'un système très gros consommateur d'électricité (1 500 à 2 000 Wh) et remplacement par un système très économe (30 à 50 Wh pour un circulateur), soit environ 50 fois moins.

Des économies supplémentaires sont liées à la récupération de 50 m3 d'eau pour les usages non alimentaires.

Résultat : l’analyse des coûts énergétiques d'une maison conventionnelle comparés à ceux de cette maison très économe en énergie, pour 120 m², pour 2 adultes et 2 enfants, en vallée du Rhône, fait apparaître une différence annuelle de 2000 €.

Un jardin biodiversifié

Là encore l'écologie, notamment le principe de biodiversité, a prévalu à la mise en place du jardin.

Plus de 200 espèces d'arbres, arbrisseaux et plantes pérennes ont été plantés. On y trouve :

  • des arbres fruitiers : pêchers, abricotier, noyer, grenadier, plaqueminier, olivier, noisetiers, figuier,...
  • des arbres "sauvages" : saules, sureau, peuplier, marronnier, laurier sauce, aubépine,...
  • des arbres et arbrisseaux d'ornement : palmier, pommiers du japon, forsythias, lauriers fleur, rosiers, chitalpa, mimosa, cyprès, saules pleureurs, vigne vierge sur la clôture, passiflore sur la pergola de la terrasse est,...
  • des simples : thym, sauge, menthe, ortie, ciboulette, hysope,...

Le jardin potager bio n'a pas un espace réservé, mais les légumes et les fleurs annuelles sont cultivés par placettes en fonction de l'exposition et des associations.

A noter aussi

Une étude géobiologique a été réalisée.

La disposition et l'orientation des pièces et des ouvertures tiennent compte des principes du Feng Shui.

Les nombreuses ouvertures, excepté sur la façade nord, procurent beaucoup de luminosité.

La maison possède un grand salon de 45 m². Il a accès à la terrasse sud par 2 portes-fenêtres protégées du soleil d'été par une pergola qui laisse passer les rayons solaires d’hiver. Le fait d'être sous rampant et non sous plafond lui donne un volume très agréable (4,15 m sous la panne faîtière) qui n’engendre aucun surcoût de chauffage; en effet, la maison étant très bien isolée, il n'y a aucune convection.

Les trois chambres de la maison, par une porte-fenêtre chacune, donnent sur la terrasse ouest qui est protégée des ardeurs du soleil d’été par une avancée de toiture.

La salle de bain est équipée d'une baignoire balnéo et de 2 vasques sur plateau de robinier.

Un très grand garage, isolé, de 43 m² peut éventuellement être aménagé pour en faire une pièce supplémentaire.

La pente des toits des annexes du jardin est idéale pour y intégrer des panneaux solaires photovoltaïques.

Son prix est de 395 000 €.

"L’urbaine zen" m'intéresse

Crédit photos : les propriétaires.

mercredi 5 août 2009

Le relais de poste

Voici une maison de village de 1764 qui se trouve dans une bastide médiévale du XIIIème siècle nichée dans une vallée. C’est un ancien relais de poste : les chevaux se trouvaient au rez-de-chaussée, les gens mangeaient à l’étage puis allaient dormir sous les toits. Cette bâtisse qui était en ruine a été sauvegardée grâce au travail d’un couple qui l’a restaurée écologiquement pendant 10 ans. Monsieur est un artisan charpentier allemand qui travaille écologiquement depuis 20 ans.

La façade

Les portes d'entrée Les ouvertures Le centre du village La cheminée avec foyer ouvert

La porte en vitrail La porte en vitrail depuis l'intérieur Le chauffage mural avec enduit La charpente de 250 ans La voûte

Cette maison de 14 mètres de long sur 7 de large, offre de superbes volumes : des pièces d’environ 40 m² avec une hauteur de plafond de 3 à 4 mètres. Une fois la restauration complètement terminée, la surface pourrait avoisiner les 350 m². Chose assez rare dans ce village, elle bénéficie d’un jardin de 80 m².

Le village, de caractère, se distingue notamment par ses maisons en grès rouge (région du Rougier). Il se trouve en Aveyron, près de Rodez et de Conques et à environ 60 km du parc national des Cévennes. Cette commune très calme est à proximité d’un ruisseau et d’une forêt. On y trouve une école maternelle et primaire et quelques commerces. Un service de bus permet de se rendre à Rodez.

"La communauté écologique" est assez importante dans la région. Le propriétaire est d’ailleurs adhérent d’une association locale (Canopée) très active dans l’éco-habitat.

En dehors des économies d’énergie dont elle bénéficie, cette maison se distingue par le choix de matériaux sains ou écologiques : enduits en terre (le propriétaire s’y intéresse depuis longtemps et enseigne occasionnellement son utilisation), briques de terre, terre allégée (copeaux de bois liés à l'argile), chaux-chanvre, bois massif, panneaux de bois OSB.
Des plafonds sont en châtaignier, une tour est en chêne. A l’intérieur, toutes les pierres apparentes ont été dégagées et, sur une petite partie, les joints ont été refaits, avec un mélange de sable provenant de rivières locales et de chaux.

L’eau d’un ballon tampon de 2250 litres peut être chauffée, soit grâce à 21 m² de capteurs solaires thermiques, soit via une chaudière à bois de 35 kW, soit à partir des deux à la fois. Il alimente d’une part, un ballon d’eau chaude de 150 litres et d’autre part, la tuyauterie du chauffage mural (cf. la photo).
Ce ballon tampon permet 3 jours d’indépendance sans ensoleillement. Ensuite, le chauffage mural est encore efficace pour quelques temps mais ce n’est pas le cas de l’eau chaude sanitaire.
Le ballon d’eau chaude s’alimente d’abord à partir du ballon tampon, puis il peut être chauffé soit via un couplage à la chaudière à bois, soit électriquement pour les jours d’été sans soleil.

Il est possible d'installer une citerne de 10000 litres pour la récupération des eaux pluviales.

La façade côté rue est orientée ouest.

La charpente, entièrement restaurée, est magnifique (cf. la photo) et date de 250 ans. La hauteur de faîtage est de 13 mètres. D’autres attraits comme une tour, une voûte, une grande cheminée à foyer ouvert en font une maison de caractère avec un fort potentiel.

Le bâtiment peut facilement être séparé pour offrir d’une part, une grande habitation comprenant le jardin, et d’autre part, une possibilité d’un appartement en duplex ou d’un magasin.

Aujourd’hui, seule une petite partie de la maison est habitable et d’importants travaux restent encore à faire. Le propriétaire a assuré lui-même la conception de cette restauration et dessiné tous les plans. Si les acquéreurs le souhaitent, il se propose de terminer les travaux pour eux dès lors que les grandes lignes de la conception de départ soient suivies ainsi que, évidemment, le travail soit poursuivi de manière écologique. A noter qu’une partie des matériaux est déjà sur place.

Son prix dans l’état actuel est de 95 000 euros, les matériaux sur place sont en sus si les acquéreurs sont intéressés.

"Le relais de poste" m'intéresse

Crédit photos : les propriétaires.